{"III": "vol. ii. No. 66.)  Monsieur si lenuy de vostre ab sence celuy de vostre oubli la  crainte du dangier, tant promis  d'un chacun a vostre tant ayme  personne peuvent me consoller  Je vous en lesse a juger veu le  malheur que mon cruel sort et con tinuel malheur mavoient promis a  la suite des infoi tunes et craintes  tant recentes que passes de plus  longue main les quelles vous scaves  maispour tout cela Je me vous ac cuserai ni de peu de souverance ni  de pen de soigne et moins encore  de vostre promesse violee que ce  qu'il Tous plaist mest agreable et  sont mes penses tant volontere ment, aux vostres asubjectes que  je veulx presupposer que tout  ce que vient de vous precede non  par aucune des causes susdictes  anis pour telles qui son justes et  raisoinables et telles que Je desir  moy mesms qui est lordre que  maves prom is de prendre final  four la seincte et lionnorable  service du seul soubtein de ma  vie pour qui seul Je la veus con server et sens lequel Je ne desire  que breve mort or est ^ pour vous  tesmoigner combien humblement  sous voz commandemens Je me  soubmets Je vous ay envoie en  signe dliomage par paris lorne ment du cheif conducteur des  aultres membres inferant que vous  investant de sa despoille de luy  qui est principae le rest ne peult  que vous estre subject et avec  ques le consentement du cueur au  lieu du quel puis que le vous ay  Ja lesse Je vous envoie un sepul cre de pierre dure poinct de noir  Feme dlarmes et de ossement, la  pierre Je le la compare a mon  cueur qui comme luy est taille en  un seur tombeau ou receptacle de  voz commandements et sur tout  de vostre nom et meraoire qui y  sont enclos, comme mes cheveulz  en la bagne pour Jamais neu sor »\"Est*'  tir qae la mort ne vons permet  fair trophee des mes os comme la  bagne en est remplie en signe que  VOU8 aves fayt entiere conqueste  de moy, de mon cuenr et jusqne a  vous en lesser les us pour memoir  de vre victoire et de mon agreable  perte et volontiere poor estre  mieux employe que Je ne les  merite Les maie demiron ^ est noir  qoi signifie la fermete de celle que  lenvoie les larmes sont sans  nombre ausi sont les craintes de  vous desplair les pleurs de vostre  absence et de desplaisir de ne  pouyoir de ne pouvoir estre en  effect exterieur vostre comme je  suys sans f aintise de cueur et des prit et a bon droit quant mes  merites seroint trop plus grands  que de la plus perfaite que Jamais  peut et telle que je desire estre et  mettray peine en condition de  centre fair pour dignement estre  emploit soubs vostre domination  resents ^ la done mon seul bien en  ausfti bonne part, comme avecques  extreme Joie Jay fait vostre marl age, qui jusques a celuy de nos  corps en public ne sortira de mon  sein, comme merque de tout ce que  Jay ou espere ni desire de felicite  en ce monde or craignant mon  cueuer de vous ennuyer autant a  lire que je me plaire descrir Je  finiray apres vous avoir baise les  mains daussi grande affection que  je prie Dieu (O le seul soubtien de  ma vie) vous la donner longue et  heureuse et a moy vre bonne  grace le seul bien que je desire et  ' \" Demiron  2 \" Resents '  a quoy je tends Jay dit a ce  porteur ce que Jay apris sur  luquel Je me remets sachant, le  credit que luy donnes comme fait  celle qui vous veult eatre pour  Jamais humblee et obeisante  loyalle femme et seulle amye qui  pour Jamais vous voir^ entiere ment le cueur le corps sans aucun  changement comme a celuy que J  posseur ^  fait possesseur du cueur du quel  Yous pouves tenir seur Jusques a  la mort ne changera car mal ni  bien onque ne estrangera. ", "IV": "Original French Version at  Hatfield.  scripts, vol. i. pp. 376-77.)  J' AY veille plus tard la hault que  je n'eusse fait si ce neust est^  pour tirer ce que ce porteur vous  dira que Je treuve la plus belle  eommoditid pour exenier Tostre  affaire que le pournrit presenter.  Je lay ay promise de le luy mener  demain « ▼ons le trouves bon  mettes y ordre. Or mon sieur  j*ay ja rompu ma promesse Car  Tons ne mavies oomande « ▼ous  envoier ni escrire si ne le fais  poor Yous offencer et si rous  scaTies la craint que j'en ay tous  nauries tant dee sub^ns contrairs  que tontesfoiB je cheris comme  prooedant de la chose du mond  qoe je desire et cfaerche le plus  bonne  c^est votre « grace de laqnelle roes  deportemens m'asseureront et je  n'en disesperay Jamais tant que  selon vostre promesse voas m'en  dischargeres Tostre coenr aultre ment je penseras que mon malheur  et le bien composer de ceux qui  n'ont la troisiesme partie de la  fidelity ni voluntair obeissance  que je vous porte auront gaigu^  sur moy Tavantage de la seconde  amye de Jason. Non que je vous  compare a un si malheureuse ni  moyanne si impitoiable. Com bien que vous men fassies nn peu  resentir en chose qui vous tons chat ou^ pour vous preserver et  garder a celle a qui senile vous  aporteins si Ion se peult appro prier ce que Ion acquiert par bien  et loyalment voire uniquement  ajrmer comme je fais et fairay  toute ma vie x)our pein ou mal  que m'en puisse avenir. En re oompence de quoy et des tous lea  maulx dont vous maves este cause,  souvenes vous du lien icy pres.  Je ne demande que vous me  tennes promesse de main mais  que nous truvions' et que nad jouaties foy au sub^ons quaures  lans nous en certifier, et Je ne  demande a Dieu si non que  coignoissies tout ce que je ay au  coeur qui est vostre et quil vous  presence de tout mal au moyns  durant ma vi6 qui ne me sera  chere qu' autant qu'elle et moy  vous serous agreables. Je m'en  vols coucher et vous donner le  bon soir mandes moy demain  comme toub serei port^ a bon  hear. Car j'enteray en pein et  faites bon guet si I'oseau sortira  de lacag^ ousens son per^ comme  la toortre demenrera senile a se  ponr  lamenter de Tabsence a court  quelle aori-le que Je ne puis faire  ma lettre de bon coeur si ce nestoit  que je ay peur que soyes endormy.  Car jenayoseescriredevant Joseph  et bastienne et Joachim qui ne  sent que partir quand J'ay com mence.  [Endorsed by Cecil \" (8 ) french  concerning Halyruid house.\"]  Bence de Joseph, Sebastian, &  Joachim, qui ne faisoient que de  partir quand j*ay commence k  escrire ces choses. ", "V": "Obiginal French Vebsion.  vol. ii. No. 63.)  Mun coeur helas! fault il que  la follie d'une famme dont vous  connoisses asses I'ingratitude vers  moy soit cause de vous donner  displesir veu que je neusse sceu  y remedier sans 4e le scavoir ; et  despuis que men suit apersue je  ne vous lay peu dire pour scavoir  comment je me gouvemerois car  en cela ni autre chose je ne veux  entreprandre de rien fayre sans  en scavoir votre volontay, la quelle je vous suplie me fayre  entandre car je la suiyray toute  ma vie plus Tolontien que youb  ne me la declareres, et ei vous ne  me mondes ce soir ce qae voiles  que jeu faiase je m en deferay aa  hazard de la fay re entrepran dre  ce qui pourroit, nuire a ce a quoy  nous tandona tons deux, et quant  elle sera mariee je vous suplie  donnes qune opinion sur aultrui  ne nuise en votre endroit a ma  Constance. Soupsonnes moi may  quant je vous en veulx rendre  hors de doubte et mesclersir ne  le refuses ma chere vie et per mettes que je vous face preuve  par mon obebsance de ma fidelity  et Constance et subjection volon taire, que je prends pour la plus  agreable bien que je scaurois  rescevoir si vous le voulles ac cepter, et nen faytes la ceremonie  car vous ne me scauriez davantage  outrasger ou donner mortel ennuy  puis avoir, si vous Tacoeptez sans  ceremonie car vous ne me^ s^auriez  faire plus grand outrage, ny offence  plus mortelle. ", "VI": "Obiginal French Version  AT Hatfield.  Monsieur, helas pourquoy est  vostre fiance mise en persqnne si  indigne, pour subfonner ce que est  entierement vostre. 1 Vousm'avis  promise que resouldiies tout et  me 2  que A manderis tons les jours  ce que j*aurais a faire. Vous nen  aves rien fait. Je vous advertise  bien de vous garder de vostre  faulx beau frere ^ II est venu vers  moy et sens me monstrer rien de  vous me dist que ^oi» luy mandies  qu'il vous esorive ce qu'auries a  dire, et ou, et quant vous me  troveres et ce que faires touchant  luy et la dessubs m'a presch^ que  c'estoit une folle entrepriase, et  qu' avecques mon honneur Je ne  vous pourries Jamaiis espouser,  veu qu'estant mari^ vous m'  amenies et que ses gens ne Ten dureroient pas et que les seigneurs  se dediroient. Somme il est tout  contrair. Je luy ay dist qu'estant  venue si avant si vous ne vous en  retiries de vous meemes que per suasion ne la mort mesmes ne me  fairoient faillir de ma promesse.  Quant au lieu vous estes trop neli gent (pardonnei moy) de toub en  remettreamoy. GhoiuuealeToaB  meimee et me le mandes. Et  oependant je suit malade je differ enj Quant au propose cest trop  tard. II u*a pas tina a moy que  n'ayes penie a heure. Et si toqi  penaee  neuisiei non plus chang^ de pFopoo  depuia mon abience que moy toub  ne series a demander telle resolu tion. A il 110 manque rien de ma  part et pais que Tostre negligence  Yous met tous deux au danger  d'un faux frere, s*il ne succede  bien je ne me releveray Jamais.  II V0U8 envoy ce porteur. Car  Je ne aa' ose me fier a vostre  frere de ces lettres ni de la dili gence, il Tous dira en quelle estat  Je Buis, et Juges quelle amende mente m'a port4 ce incertains  Nouvelles. Je voudrois estre  morte. Car Je vois tout aller  mal. Yous prometties bien autre  chose de vostre providence. Mais  Fabsence peult sur vous, qui aves  deux cordes a vostre arc. De peaches la responce a fin que Je  vous  ne faille et ne « ^^s de ceste  entrepri«se a vostre frere. Car  il la dist, et si y est tout £on trair  Dieu vous doint le bon soir.  [Endorsed by CecU \"(T) frech;\" "}